samedi 15 septembre 2012

#115 Lucio GIOVANELLI

Notre ami italien Lucio est mon préféré (j'ai un bon feeling avec les Italiens). Il représente sans doute le meilleur équilibre entre fun et maturité qu'on puisse trouver dans l'unité. Ça doit être un truc d'Italiens, parce que son compatriote Loris est dans le même genre, en plus extraverti et avec des yeux bleus.
Il faut dire aussi que Lucio est également de 1987, comme Kô et moi, alors que nos autres collocs sont passablement plus jeunes. On s'en rend compte le vendredi soir, quand les trois « papys » sont en pantoufles à la maison, en train de se préparer un petit bouillon de ramen, pendant que les trois autres courent les bars de Shibuya ou les boîtes à Roppongi.
Imitation de
Watanabe-sensei

J'en rajoute un peu, parce qu'en réalité Lucio aime bien aller faire un tour du côté de Kabukichô ni-chôme de temps en temps, Kô passe son temps à voyager, et moi je fais des virées avec les compagnons du Matsuba. Mais c'est toujours agréable d'avoir au moins un colloc qui se soucie de sortir les poubelles et qui comprend qu'on puisse râler quand la vaisselle traîne pendant un week-end dans l'évier, qui finit bouché. On a également monté un trafic de crème fraîche, parce que s'il y a bien un terrain d'entente certain (ou de querelle, c'est selon) entre Italiens et Français, c'est la bouffe. On se fait des dégustations de fromage ou de charcuterie, au gré des colis. Et ça, c'est sacré.

Lucio est aussi au département des études japonaises, et travaille comme serveur exotique dans un restaurant italien réputé de Tokyo. C'est un amoureux de la soufflerie de la cuisine, parce qu'il vient d'un pays chaud, et il la règle souvent entre 28 et 30°C. Honnêtement, c'est pas moi qui vais lui jeter la pierre. Il arrive aussi qu'il s'en serve comme sèche-linge d'urgence, quand il a besoin d'un peignoir.

Nous partageons aussi avec Lucio la manie de partir à la chasse aux 半額, c'est-à-dire aux repas tout faits qui tombent à moitié-prix en fin de journée au supermarché du coin. Une belle invention économique, qui permet de se gaver de kara-age bon marché en guise d'amuse-gueule le soir, au retour de l'entraînement.